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Toussaint 2013
 

Je connais un pays, dont les habitants, habités par la fibre sociale et la solidarité, se sont battus pour obtenir les congés payés pour tous. C’était gratuit ! Leur élan de solidarité leur ont permis d’obtenir la retraite à 60 ans pour tous, accompagnée d’un pécule mensuel qui leur permettait de vivre dignement. C’était gratuit !
Je connais un pays, qui dans un temps pas si lointain, avait la meilleure couverture sociale au monde, ce qui faisait baver d’envie les pays voisins… C’était gratuit ou presque ! Je connais un pays et c’est le mien.
Je connais un pays, ou un parti confisqua la solidarité, en se donnant pour le détenteur exclusif de la fibre sociale. Alors, la couverture sociale fut gravement amputée. Ce n’était plus gratuit ! Le régime des retraites passera de 40 ans de cotisation à 43 ans, dans le meilleur des cas. Ce n’est plus gratuit !
Je connais un pays et c’est le mien et j’ai mal à mon pays…

La fête de Toussaint nous plonge dans un autre monde ! Il n’y a rien à gagner sur les autres, personne à dominer, rien à posséder. Il faut laisser le Règne de Dieu advenir, s’abandonner au Christ…
Heureux les pauvres… Quelle est cette pauvreté ? C’est la liberté intérieure vis-à-vis des choses, le détachement. Le pauvre est celui qui s’accepte dépendant, vis-à-vis de Celui qui l’aime et veut son bonheur.
Mais le seul esprit de pauvreté ne suffit pas ! Les chrétiens sont appelés à se tourner en actes vers les pauvres, à réapprendre à vivre de la fibre sociale qu’on a voulu leur confisquer, à partager avec les plus démunis : leurs biens, leur temps, leur vie… En cela, nous avons un exemple évangélique : Zachée ! Riche, chef des publicains du temps de Jésus, parce qu’il était de petite taille, compensait en accumulant de l’argent… Et il découvre que Jésus l’accepte tel qu’il est, sans contrepartie. C’est gratuit ! Alors, il prend la décision de vivre le Partage.

Heureux les pauvres… La pauvreté n’est pas un but. Saint Pierre Damien disait : « C’est une grande chose de tout quitter ; mais une plus grande chose de suivre le Christ… et il ajoutait : Nous ne pouvons suivre le Christ, si nous n’abandonnons pas tout ce qui nous entrave… Et il n’y a pas pour l’homme de fardeau plus lourd que son Moi »…


Père Philippe Parent +





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