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Sr Emmanuelle

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Toussaint 2012
 

L’Eglise nous invite aujourd’hui à honorer tous les Saints ensembles.

Qui sont-ils ? Des hommes et des femmes de tous âges, de toutes conditions, avec des tempéraments différents. Il n’y a donc rien qui exclue de la Sainteté ! Ils ont rencontré dans leur vie les mêmes obstacles que nous. Dans leur cœur, ils ont eu les mêmes répugnances, les mêmes sensibilités, les mêmes tentations, les mêmes révoltes, les mêmes mauvaises habitudes à combattre, le même orgueil à saper. Ils étaient faibles, comme toi et moi ; mais ils ont laissé la Grâce du Seigneur imprégner tout leur être… Cette fête de Toussaint nous rappelle que nous ne parviendrons pas au Salut, sans la sainteté !

Les Saints n’ont pas besoin de nos honneurs ; mais si nous en faisons mémoire, c’est pour nous aujourd’hui. Le souvenir de leur vie nous stimule : nous serons un jour mêlés à l’assemblée des Patriarches, des martyrs, des petits saints anonymes. Ils nous attendent, alors comme eux cherchons les réalités d’en haut. Que leur intercession nous obtienne ce qui demeure hors de nos propres possibilités…

Notre vocation, c’est la Sainteté et pas moins que cela ! Nous sommes appelés à devenir des Saints et des Saintes avec nos ombres et nos lumières. Dieu y arrivera ! Les Béatitudes, dont ont vécu exemplairement les Saints de nos calendriers, sont le chemin de notre éternelle félicité. « Dès maintenant nous sommes enfants de Dieu, bien que ce que nous serons ne paraît pas encore clairement », écrivait saint Jean.

Pour devenir des Saints, nous n’avons.....
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Pour devenir des Saints, nous n’avons que cette vie, que nous menons au quotidien. Pour cela, nous traversons plusieurs saisons. Il y a le printemps et l’été, où le travail nous étourdit en nous faisant nous cramponner à de petits bonheurs fugaces. Puis l’automne arrive, qui nous dépouille de nos illusions. Et là, tout ce qui n’est pas Béatitude authentique, tous nos bonheurs étriqués, s’envolent comme les feuilles au vent de novembre. Enfin arrive l’hiver de notre séjour sur terre. La vie s’engourdit, les problèmes de santé nous minent et vient le temps de l’agonie et de la mort…
Que d’hommes et de femmes deviennent des Saints dans ces derniers mois, ces derniers jours, ces dernières heures. Là, il faut lâcher ce à quoi l’on s’était accroché auparavant. Vous êtes nombreux à avoir visité notre père Denis durant son dernier mois de vie à l’hôpital. Vous avez pu constater ce que je vous dis. Avec lucidité, dont la Miséricorde de Dieu atténuait la cruauté, il voulait dire au revoir et demander pardon d’être parfois passé à côté des sources de la vraie joie. Comme saint Augustin, dans cette dernière saison de la vie, beaucoup de personnes de nos familles pensent, s’ils ne peuvent le dire : « Tard je t’ai aimée, ô beauté si ancienne et pourtant toujours nouvelle. Tard je t’ai aimée » !

Frères et sœurs, réagissez, quand le gouvernement actuel veut nous amputer de cette dernière saison de la vie, en proposant l’euthanasie ! Il est tellement important de respecter la fin naturelle de notre existence, car cela nous permet de porter nos derniers fruits de réconciliation avec Dieu et avec nos proches : des fruits de paix et de joie. Mais même si le défilé étroit de la mort n’a pas suffi à libérer notre cœur de ses étroitesses, l’amour de Dieu nous purifiera encore. C’est ce que l’Eglise appelle le Purgatoire : si l’amour de Dieu découvre en nous une petite brèche, il s’y engouffre et nous sanctifie même au-delà de notre mort, avec le consentement de notre liberté. Nous n’entrerons dans la joie du Dieu trois fois saint, que lorsque nous serons devenus des Saints…

Saints et Saintes de Dieu dont la vie et la mort
ont crié Jésus Christ sur les routes du monde,
Saints et Saintes de Dieu, priez pour nous…

Homélie de Philippe Parent





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