« Pour toi qui suis-je » ?
 

Ca y est ! La rentrée est effective : scolaire pour les jeunes, de travail pour d’autres et chrétienne avec les diverses activités paroissiales… Et c’est aujourd’hui que l’Evangile nous interpelle : être chrétien, c’est quoi ? Etre chrétien ne va pas de soi, pas plus aujourd’hui qu’à l’époque de Jésus. Jésus disait un jour : « Il ne suffit pas de dire : Seigneur, Seigneur »…

Pour les gens, qui suis-je ? dit Jésus.
Marcel Achard, de l’académie française : « Le Dieu des Juifs était le Dieu de la vengeance. Nous n’aurons pas trop de notre vie pour remercier Jésus d’avoir remplacé la vengeance par la grâce, le pardon et l’amour ».
René Andrieu, rédacteur en chef de l’Humanité  : « Jésus Christ est pour moi un homme, qui a combattu pour l’homme parmi les hommes. Rien de plus, mais c’est beaucoup à mes yeux. Rien de moins ! Je vois en lui le symbole du juste, qui combat et se sacrifie pour apporter plus de bonheur sur la terre des hommes ».
Le Docteur Alain Bombard, navigateur solitaire : « Jusqu’à 15 ans, Jésus Christ n’existait pas pour moi. A 15 ans, j’ai senti qu’il était mon refuge pour chercher le Seigneur et j’ai cru le trouver. A 20 ans, il n’était plus rien. Puis à 28 ans, je suis parti seul sur la mer. Jamais Jésus Christ ne m’a quitté. Il était le seul appui qui ne trompe jamais… C’est par Lui que j’ai compris qu’il fallait toujours aimer tous les hommes et je crois que s’il n’était pas à coté de nous toujours, l’humanité marcherait à sa perte. Mais puisqu’il est là, nous serons sauvés. Et il est là ».
Louis de Funès, comédien : Jésus Christ a été pour moi le radieux compagnon de mon enfance, mon adolescence et il est maintenant et toujours le radieux compagnon de ma vie familiale et professionnelle ».
Edmond Michelet, ministre d’état : « Jésus Christ est celui a qui je dois mon titre de Chrétien. Il est pour moi l’unique modèle… Celui a qui on se réfère dans les pires moments de découragement, d’humiliation, de détresse, en se disant que c’est alors qu’on lui ressemble le plus. Celui, dirai-je en passant et sachant de quoi je parle, dont la Présence réelle dans l’Eucharistie a été ressentie par beaucoup en des circonstances exceptionnelles qu’il est impossible de traduire. Jésus Christ, pour moi, c’est enfin celui dont ceux qui cherchent à l’imiter ne peuvent être que des reflets. L’un d’eux et des plus accomplis, le père Charles de Foucault disait qu’il est « le maître de l’impossible ».
++++
Et vous, que dites-vous ? demande Jésus ! Je ne peux pas répondre à votre place ; mais puisque je suis un petit peu responsable de notre communauté paroissiale avec mes collègues le Père Guy Boissonnet et le père Michel Bravais, comme saint Pierre, je me risque à vous livrer mon témoignage :
« Durant ma jeunesse, j’ai tout eu, comme disent certains de mon âge. Mais ma mère et sa piété (j’étais le seul de ses 7 enfants qu’elle accompagnait aux vêpres et à la bénédiction du saint Sacrement le dimanche après midi), ainsi que le scoutisme m’ont appris l’intériorité. Et peu à peu Jésus Christ faisait partie de ma vie au quotidien.
A 18 ans il m’a semblé que la meilleure chose que je pouvais faire de ma vie c’était de la vivre avec Lui et pour Lui, en me consacrant tout entier à Lui et au service des autres. Il était le tout de ma vie.
A Pentecôte 1977 j’étais ordonné Diacre et cette consécration pour le service me comblait. Je serais bien resté en cet état tout le reste de ma vie. Mais, par obéissance à l’Eglise, dont j’avais reçu ce merveilleux cadeau de la Foi, j’ai accepté d’être ordonné prêtre à Pentecôte 1978.
Depuis toutes ces années, je n’ai rien regretté ; même si j’ai râlé parfois, quand on ne tenait pas compte de mes limites (physiques et autres) en m’en demandant toujours plus !
Il y a un prêtre que j’aime bien, c’est Dom Camillo ! Il a des rapports étonnants avec Jésus Christ ! C’est sa référence continuelle. Comme saint Pierre, comme moi, il n’est pas toujours d’accord avec ce que Jésus attend de lui. Eh bien, ça c’est beau ! Il n’y a pas de tricherie chez Dom Camillo ! Il est nature et il se livre comme il est à son Jésus ; mais il finit toujours par écouter son Seigneur et modifier ses projets personnels… Comme saint Pierre, dans le passage de l’Evangile de ce jour !

Et toi, que répondras-tu à la question du Seigneur : « Pour toi qui suis-je » ?


Dimanche 16 septembre 2012 ; 24° ord. B :
Marc 8,27-35 ; Jacques 2,14-18.
Homélie de Philippe Parent





  Mentions légales   Contact   Intranet   Administration        Suivre la vie du site    SPIP