[ Thêmes abordés ]
Liturgie : Rites de communion
 

CINQUANTE ANS APRÈS VATICAN II

"Du bon usage des rites de communion"

La Prière Eucharistique vient de s’achever par l’Amen de l’assemblée, on entre alors dans les rites de communion : (Notre Père, geste de paix, fraction du pain et consommation du pain et/ou du vin).
Par les paroles du Seigneur, qui lui-même nous offre et nous demande de dire, le Notre Père est déjà une communion qui unit les chrétiens assemblés à celui qui, par son sacrifice d’Alliance, a fait
d’eux ce qu’il est lui-même : Fils de Dieu. Il leur permet d’appeler Dieu du même nom qu’il lui donne : Père !

La communion, c’est le "Notre", qui n’est pas la communion des
fidèles entre eux, mais le "Notre" du Christ faisant de nous un
seul corps avec lui.
Il est donc hautement souhaitable que les deux mots "Notre" et
"Père" soient prononcées par tous et non par un seul.
Lever les mains en disant le Notre Père n’est pas prévu par le rituel, mais il y a une belle convenance à le faire. L’unanimité des coeurs est alors signifiée, non seulement par la voix ; mais aussi par l’attitude des corps, qui sont le corps du Christ priant son Père.
C’est une bonne idée de la réforme de Vatican II d’avoir introduit la doxologie (paroles pour glorifier) : "car c’est à toi qu’appartiennent..." du notre Père dans la liturgie latine. Elle ne vient pas, comme certains le prétendent, de la pratique des protestants, même s’ils l’avaient avant nous, mais des liturgies orientales qui la tenaient elles-mêmes de l’hymne des vingt quatre vieillards de l’Apocalypse (Apoc. 4,11).


Bout à l’Autre N° 346 du 20 12 2012





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