Laissez-vous réconcilier !
 

Depuis 1908, nous célébrons une semaine de prière pour l’unité des chrétiens et saint Paul aujourd’hui nous implore : “laissez-vous réconcilier avec Dieu !”
En effet il s’agit de se laisser faire, car la réconciliation entre les frères commence par la réconciliation avec le Père et cette réconciliation est à son initiative.
Trop souvent nous pensons que la foi est au bout de nos raisonnements, au bout de notre vouloir, alors qu’elle est un don gratuit de Dieu.
Pourquoi ne pas se laisser faire, se laisser aller entre les bras accueillants de notre Père et vivre avec lui dans la tendresse d’un cœur renouvelé ?
L’histoire de ces deux Fils est caractéristique de l’incompréhension qu’ils ont, l’un et l’autre pour leur Père.
L’un a succombé à la tentation de l’antique serpent : “vous serez comme des dieux” vous serez votre propre origine, vous ne dépendrez plus de personne et il s’est retrouvé esclave de ses désirs.
L’autre a succombé à la tentation de Caïn, jaloux de son frère, à qui le Seigneur dit : « le péché est accroupi à ta porte. Il est à l’affût »
Ces deux Fils ont succombé à la première des tentations de Jésus au désert : ce qui compte pour eux c’est leur ventre ! Et ils s’en sont allés chacun de leur côté, l’un dans une vie de désordre, l’autre dans une vie bien rangée, regrettant surtout de ne pas l’avoir agrémentée de quelques réjouissance avec ses copains.
Le cadet ayant réfléchit revient pour n’avoir plus à se soucier des problèmes matériels ; a-t-il compris pourquoi son père fait une telle fête ? Un père qui préfère retrouver son fils vivant plutôt que son héritage.
L’ainé qui rumine sa rancœur, a-t-il compris que son Père veut être en communion totale avec lui ? A-t-il compris ce que lui dit son Père ? A-t-il compris que peu importe les incompréhensions, les défaillances, les éloignements, retrouver dans ses bras la chaleur d’un Fils est plus important que tout !
Ce que le Père voudrait que l’un et l’autre comprennent, c’est que l’homme ne vit pas seulement de Pain mais de l’amour qui seul fait vivre.

Si, sortant chacun de notre bon droit, nous nous laissions aller entre les bras du Père peut-être nous redécouvririons-nous frères ! (En famille, au travail, comme entre chrétiens)
Mais pour cela il faut laisser tomber nos préjugés, nos rancœurs, notre quant à soi, tout le passif de notre relation, pour nous en remettre à un autre qui nous aime, les uns et les autres, d’un même amour.
Mais que c’est difficile de se laisser aller, de se laisser transformer par l’amour !

Si nous osions nous en remettre à cet amour transformant de Dieu, nos différences ne seraient plus un handicap mais la chance d’être ensemble les témoins d’une vie nouvelle, d’une vie réconciliée, d’un monde de paix proposé à tous par delà les frontières.

Aurons-nous le courage de lâcher prise pour nous laisser transformer par Dieu ?






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