L’aube qui roule la pierre de nos tombeaux
 

On pourrait se taire
on pourrait se perdre

à jamais blessés
à jamais défaits

mais au bois de la croix
le Verbe s’est décroché

pour tomber en terre
et féconder nos hivers

au bout de la nuit
il n’y a pas la nuit

mais l’aube qui roule
la pierre de nos tombeaux

au fond de l’abandon
il n’y a pas l’abandon

mais le don d’une vie
sans cesse redonnée

par-dessus la mort
par-dessus nos ombres

à la lisière du silence
il n’y a pas le silence

mais Le Nom
qui est au-dessus de tout nom

le « Je suis »
de la résurrection

en qui nous sommes guéris
de nos insurrections

à jamais vêtus
de bénédiction.

Francine Carrillo






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