Historique
 

Il était une fois,
au temps où la mondialisation n’était pas un mot courant, en 1826 exactement, les clarisses de Romans détachèrent un petit groupe de 6 sœurs, pour établir un autre monastère de clarisses dans la lointaine ville de Die.

L’habitation insalubre n’était pas du tout adaptée à la vie monastique et malgré l’héroïsme des fondatrices il fallut chercher une autre solution.

Deux postulantes crestoises héritèrent d’un terrain qui fit envisager la construction d’un monastère et donc le départ de la chère ville de Die. Encore un voyage vers des rives lointaines !

Il est important de souligner que ce terrain avait appartenu à la famille franciscaine (les cordeliers) avant la révolution. Les événements providentiels l’ont donc rendu aux sœurs de François et de Claire.

De novembre 1841 au 12 mai 1843 les sœurs logèrent dans une vieille maison de Crest -qui existe toujours - chez les sœurs de la Nativité.

Dès la première aile construite, la communauté s’y installa .(16 sœurs)

Le dynamisme qui sous-tend la vie d’une communauté se reflète dans les bâtiments et le travail. Ainsi sortit de terre lentement (17 ans) un monastère selon le plan traditionnel : 4 ailes autour d’une cour intérieure :

30 cellules qui furent pleines pendant quelques décades. Et aussi des espaces utiles pour...la vache, les poules, le bois de chauffage etc. Les sœurs vivent au maximum en autarcie, et gagnent aussi leur vie avec une magnanerie.

Les petits événements sont de temps à autre bousculés de belle manière . Avec la dernière guerre c’est la destruction « intérieure » du monastère et l’exil de la communauté à Valence.

Après le reconstruction et le retour de la communauté(15 sœurs),


la modernisation va bon train un peu au rythme du monde (toute proportion gardée) : électricité, chauffage central, sanitaires, équipement de cuisine, machines diverses ... médias... ordinateur et internet....

La culture du jardin est toujours importante, mais les sœurs travaillent aussi pour une maison de vêtements liturgiques crestoise et le stress des échéances rentre dans la maison.

Certains jours il faut veiller jusqu’aux matines (minuit). Sans heurt l’équilibre budgétaire s’inverse vers plus de travail rémunéré : broderie, tricot, repassage, secrétariat, raccommodage.

Un autre tournant se vit avec la mise en place d’une structure d’accueil en 1982 (aménagement jusqu’en 1990).

C’est le fruit de l’aggiornamento demandé par le concile et déjà bien amorcée par la communauté, dans la vie et dans les murs

La crise des vocations n’épargne pas la communauté et avec la diminution des effectifs, le travail se simplifie sur un seul axe, que nous assumons, non sans des aides diverses :

l’accueil et ses dérivés : la kermesse et la petite boutique...mais nous ne serions pas les clarisses de
Crest

si nous ne gardions pas une fenêtre grande ouverte sur le jardin avec ses légumes, ses fruits, ses poules....et ses FLEURS.


En 2007, le 30 mai, la communauté accueille les soeurs de Tassin :
cette communauté du Rhône sait ce que déménager veut dire ...

Installée à Lyon en 1598 par des soeurs venues de Bourg-en-Bresse,
elle a changé plusieurs fois de lieux dans Lyon.
Elle est restée 175 ans dans ce qui est aujourd’hui la rue Guynemer
où elle reçut la visite de Marie de Médicis.

La révolution fut pour elle comme pour les autres communautés religieuses
une période difficile.

Obligées de fuir dans les
broussailles de Perrache,

elles allaient pourtant emporter
avec leur balluchon le Christ
que les soeurs ont apporté à Crest
et qui se trouve aujourd’hui
dans la salle du chapitre.
Dans ce balluchon aussi,
deux "gros livres de choeur",
dont un de 8 Kg.
Ces livres sont aussi à Crest.

Deux fois emprisonnées avec les Carmélites,
deux fois sauvées de la mort ...
Les Clarisses allaient pouvoir se relever rapidement après la révolution
grâce à une bienfaitrice qui leur permit d’investir un cloître près de Bellecour.

Les soeurs passeront là 145 ans.
En 1914, l’ouverture d’un hôpital leur permet de maintenir la communauté.
Pendant la guerre de 39-45, les Clarisses cacheront des familles juives.
En 1950, elles doivent songer à quitter les lieux.
Le 8 septembre 1952, elles arrivent à Tassin.
Outre une ferme avec chèvres, moutons, dindes ...
l’activité principale est la fabrication d’hosties
à laquelle s’ajoute celle de reliquaires.

Aujourd’hui, leur mission
sera celle confiée par l’évêque à la communauté crestoise :
c’est-à-dire l’accueil.

 






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