[ Thêmes abordés ]
De mes yeux de chair, je verrai Dieu !
 

Un passage extraordinaire du Livre de Job fait saisir le mystère du Samedi saint. D’abord, il goûte la déréliction :

« Il a dressé sur ma route un mur infranchissable, mis des ténèbres sur mes sentiers. Il m’a dépouillé de ma gloire, ôté la couronne de ma tête. Il me cerne de toute part pour me faire disparaître. Il déracine comme un arbre mon espérance. Mes frères, il les a écartés de moi. Mes proches, mes familiers ont disparu. Les hôtes de ma maison m’ont oublié. Mes servantes me tiennent pour un intrus. Je suis un étranger à leurs yeux. Si j’appelle mon serviteur, il ne répond pas. Même les gamins me témoignent du mépris. Tous mes intimes m’ont en horreur. Mes préférés se sont retournés contre moi. Sous ma peau, ma chair tombe en pourriture. » [19, 8-16]

Jusqu’ici, c’est la détresse la plus absolue.
Tout à coup – éclair déchirant la nuit de l’Orient à l’Occident –, en une fraction de seconde, une phrase de feu :

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Lever de soleil sur le Hoggar

« Mais je sais moi que mon Défenseur est vivant.

Que Lui le dernier se lèvera sur la poussière.

Après mon éveil, il me dressera près de lui,

et de ma chair je verrai Dieu.

Oui, celui que je verrai sera pour moi.

Celui que mes yeux contempleront ne sera pas un étranger.

Et mon cœur en moi se consume d’amour et de joie. »

Job 19, 25-27.

C’est un des trois grands cris de la Première Alliance, faisant pressentir la Résurrection. Les premières phrases sont celles des Apôtres, au Samedi saint. Le dernier cri, celui de Marie, Mère de l’Espérance, Étoile du matin, Aurore avant le jour.


Méditation du P. Daniel Ange pour ZENIT





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