[ Thêmes abordés ]
Aux noces de Cana
 


Bien que l’année C soit l’année saint Luc, aujourd’hui l’Eglise nous invite à méditer avec l’évangile de saint Jean. Pour comprendre son évangile, il faut creuser au-delà du récit. Jean est le seul à méditer le premier miracle de Jésus, à Cana. Ce n’est pas par hasard que ce premier miracle se réalise à l’occasion d’une noce, car dans tout l’Ancien Testament, Dieu se révèle comme l’époux de l’humanité. Il veut faire alliance avec les hommes par un lien d’amour partagé, libre, choisi et pour l’éternité. Le Sacrement de Mariage, que l’Eglise nous propose illustre cette alliance… C’est en ce sens qu’il nous lie pour la vie…

Il n’y avait plus de vin, note saint Jean. A ces noces de Galilée, il manque l’essentiel : la joie ! Marie le fait remarquer à Jésus tout simplement. Et aujourd’hui encore l’humanité manque de vie, de lumière, d’amour. Jésus est venu pour sauver notre humanité, comme nous le disions dimanche dernier. Et Marie le sait, alors, comme à l’annonciation, elle s’en remet à la surabondance de l’Amour de Dieu. Marie connaît le remède à notre manque de joie : Faites tout ce que vous dira Jésus… Marie devance l’heure de la Croix et l’eau transformée en vin annonce déjà le vin transformé en son sang le jeudi saint…

Mais mon Heure n’est pas encore venue, dit Jésus ! Il parle de sa Passion où il va pousser l’Amour jusqu’à donner sa vie pour chacun des hommes. « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même », écrira la petite Thérèse de Lisieux. Alors remplissez d’eau ces cuves, dit Jésus. Nous sommes comme ces cuves remplies d’amour et Jésus veut transformer notre amour humain souvent possessif en Amour divin qui se donne sans rien attendre en retour. Mais pour que s’accomplisse ce miracle en chacune de nos vies, il faut d’abord reconnaître être en manque : Ils n’ont plus de vin ! Oui, ouvrons notre cœur à l’amour sans mesure, que le Seigneur désire nous offrir…

Il nous est bon de voir Jésus commencer son ministère public avec Marie sa mère et ses apôtres et cela à l’occasion d’une fête de mariage juive… Nous le verrons plus tard, Jésus parcourra toutes les pages du Nouveau Testament, au milieu d’une fête continuelle. Jésus ne se lassera pas de nous présenter l’image d’un Dieu qui aime l’homme et veut le bonheur de chacun. « Le contraire d’un peuple chrétien, c’est un peuple triste », écrira Péguy ! Jésus nous ouvre à la joie et à la fête… « Bienheureux ceux qui pleurent, ils seront consolés », dira Jésus sur le mont des Béatitudes.

Seigneur pardonne-nous, quand nous ne donnons pas cette image
de la religion qui nous fait vivre.
Augmente en nous la Foi, pour que notre bonheur de t’appartenir
Soit contagieux pour celles et ceux que nous croisons.


Dimanche 20 janvier 2013 ; 2° ordinaire C : Jean 2,1-11.
Homélie de Père Philippe Parent





  Mentions légales   Contact   Intranet   Administration        Suivre la vie du site    SPIP